Nouveaux loisirs aériens : de Drones d’engins volants (1)

Depuis quelques temps, ça ne vous aura certainement pas échappé, le marché du drone est en pleine expansion : que ce soit pour le marché civil ou militaire, ils sont partout ! Alors si pour vous le mot « drone » ne signifie toujours rien dans votre esprit, ce duo d’articles que nous débutons aujourd’hui est fait pour vous. Qu’est-ce qu’un drone ? De quoi se compose-t-il ? sont les 2 premières questions que nous abordons aujourd’hui dans ce premier volet.

Longtemps réservés à des fins militaires, les drones séduisent aujourd’hui l’industrie par leurs nombreuses applications. Grâce à une réglementation assouplie, ils intéressent également un public grandissant d’amateurs passionnés.

Nous les voyons partout : pour le loisir, le militaire, dans l’agriculture et jusque sur la piste du cirque Arlette Gruss dans un de ses tout nouveaux numéros, les drones envahissent nos vies. Et pour cause, le marché du drone est en pleine expansion : son chiffre d’affaires aurait atteint, selon les estimations, plus de 300 millions d’euros en 2017. Utilisé massivement depuis la guerre du Vietnam à des fins militaires, ils nous est possible aujourd’hui, en supermarché et pour seulement quelques centaines d’euros, d’acheter des machines plus modestes à utiliser dans le cadre du loisir.

Un drone, c’est quoi ?

Littéralement, le terme « drone » désigne en anglais « un faux-bourdon », c’est à dire le mâle de l’abeille. Mais plus sérieusement, pour donner une définition relativement simple de ce qu’on appelle un drone dans notre vocabulaire, un drone est un aéronef télécommandé, c’est à dire sans pilote à bord. Il peut s’apparenter à un appareil RC (radiocommandé), comme en fabriquent les aéromodélistes, mais avec des applications beaucoup plus utilitaires. Il embarque une charge utile qui lui permet de réaliser des missions diverses et variées : surveillance, transport, prises de vues aériennes etc… Les applications sont multiples. « Il y a des drones plus dédiés à l’usage professionnel, à l’usage loisir ou à la course » précise Arthur CRINQUETTE, spécialiste du drone.

Désormais bien implantés dans le paysage aérien et vidéographique, les drones offrent aux photographes et aux vidéastes la possibilité de prendre de la hauteur dans leurs prises de vues, remplaçant parfois les hélicoptères traditionnels. Photo prise à Kunïgssee, dans les Alpes Bavaroises, en décembre dernier avec un drone DJI Spark.

Le concept du drone remonte à plus d’un siècle, à la fin de la première guerre mondiale, lorsque le capitaine Max Boucher met au point un système de pilotage automatique qui fait voler sur plus de cent kilomètres un avion Voisin BN3. Ainsi, dès les années 1920, des avions sans pilote radiocommandés voient le jour. Néanmoins, cette dénomination de « drone » n’est donnée que dans les années 1930. Finalement, les drones ne sont utilisés réellement que depuis leur engagement pendant la guerre du Vietnam, par l’armée Américaine. Suivant l’exemple de nombreuses innovations majeures initialement militaires (le satellite, le GPS, internet), la technologie des drones a été adaptée depuis quelques années au secteur civil. Et pour notre plus grand plaisir, pour le loisir depuis quelques temps. Ainsi, aujourd’hui, dans de nombreux supermarchés, il est difficile de ne pas remarquer ces appareils dans les rayons High-Tech.

Anatomie d’un drone

  • Le corps : Tous les drones possèdent un corps, plus ou moins gros en fonction du modèle et de l’utilisation pour laquelle il est conçu. En général, les drones les plus gros sont ceux qui coutent les plus chers !
  • Les bras et hélices : Pour la plupart des drones, quatre bras sont rattachés au corps principal et possèdent une hélice à chaque extrémité. Ces hélices sont entraînées par des petits moteurs électriques qui permettent de faire décoller le drone dans les airs et de le déplacer dans la 3ième dimension. Certains modèles de drones possèdent jusqu’à six voire huit bras.

Si vous avez regardé la cérémonie d’ouverture des JO de Pyeongchang, vous avez sans doute vu ce snowboarder se transformer en anneaux olympiques. Ce ballet lumineux a été effectué par des drones, et un record mondial a même été battu à cette occasion : celui du plus grand nombre de drones volant en même temps avec 1218 machines.

  • Les batteries et le temps de vol : Pour mettre en rotation les hélices, le drone est équipé d’un ou plusieurs accumulateurs électriques. Selon le modèle du drone, l’autonomie de vol est différente. Un mini drone, comme ceux achetés au rayon jouet en supermarchés, ne vole que quelques minutes, contre plus de 20 minutes pour un drone spécialisé en photo et vidéo aérienne comme le drone DJI Mavic Pro ou le drone Parrot Bebop 2. Ces temps de vol sont relatifs et dépendent de l’utilisation même du drone. Plus le vol se fait à une altitude et une vitesse importante et plus la/les batterie(s) se déchargent rapidement.
  • La caméra : Évidemment, on n’oublie pas la caméra embarquée fixée au drone et qui permet de prendre des photos et/ou des vidéos. Tous les drones n’en sont pas équipés, et généralement, un drone avec caméra est un modèle plus cher qu’un drone sans caméra. En fonction du modèle de drone et donc de la caméra, l’image peut être stabilisée par une nacelle ou par le logiciel de pilotage du drone. Cela signifie que même si le drone bouge, par exemple en raison des conditions climatiques, la caméra et l’image resteront stables. C’est un avantage certain lorsqu’on débute.
  • La radiocommande : Le pilotage du drone se fait de manière classique avec une télécommande ou plus précisément une radiocommande (car elle émet des ondes radio). Celle-ci permet de contrôler chaque mouvement du drone mais aussi de prendre des clichés et/ou des vidéos. Comme une manette de jeu vidéo, la radiocommande s’utilise avec les deux mains.

A très bientôt pour la suite !

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