S’orienter dans le ciel ou l’art de naviguer

Piloter un aéronef, c’est l’art de maîtriser la 3ième dimension. Mais l’avion, même léger, est un moyen de transport et son utilisation est synonyme de déplacement. L’important étant de savoir comment se déplacer et surtout s’orienter, en toute sécurité, dans l’immensité du ciel.

L’apprentissage du pilotage, c’est également l’apprentissage de l’art de naviguer. Il fait partie intégrante de la formation du Pilote Privé.

La pratique de l’aviation légère est synonyme de déplacement et l’objectif du pilote commandant de bord est de faire en sorte que ce déplacement s’accomplisse en toute sécurité dans le respect de la réglementation.
Pour cela, en particuliers, deux conditions doivent être remplies. Tout d’abord, il est important que le pilote sache à tout moment déterminer sa position. Pour savoir où aller, il faut d’abord savoir où on est. D’autre part, il doit être capable de matérialiser une trajectoire lui permettant d’aller d’un point A à un point B. Si l’on devait établir une définition dans les règles de l’art de la navigation, naviguer se résumerait simplement à remplir ces deux conditions.

Quels moyens pour naviguer ?

Pour naviguer, le pilote doit avoir une représentation simple et concrète de notre planète. Mais nous ne pouvons pas utiliser une maquette de la terre pour la préparation de notre vol ! Il nous faut donc trouver un autre outil plus facile d’emploi : la surface plane étant la plus adaptée à un cockpit d’avion (ou à l’habitacle d’une voiture). On a cherché depuis le XVI siècle et l’époque des grand voyages, dont Christophe Colomb et Magellan avaient participé, à représenter la planète sur une surface plane : les marins puis ensuite les aviateurs ont toujours eu grand besoin d’un outil qui permette de se repérer et de savoir quelle direction suivre.

A bord des avions légers, le numérique n’a pas totalement remplacé les cartes papiers. Actualisées tous les ans et essentielles au pilotage, elles permettent au pilote de préparer le vol et de suivre la navigation en route.

Petit à petit, les premières cartes ont donc été créées à cet usage. Les cartes représentent en fait sur une surface plane une portion de terre de telle sorte qu’il y ait la conservation des angles, des distances, des surfaces avec notamment l’usage d’une échelle adaptée.
En aéronautique, les pilotes utilisent couramment deux types de cartes :

  • les cartes aéronautiques au 1 :500 000
  • les cartes 1 :1 000 000 (complétées si nécessaire par des cartes au 1 :250 000 pour les régions complexes comme la région parisienne)

Ces cartes sont utilisées pour la préparation du vol au sol mais aussi en vol pour la navigation en route. Elles regroupent un grand nombre d’informations nécessaires au vol et c’est pourquoi le pilote les utilise couramment. La couverture du territoire national étant assuré par 4 cartes au 1 :500 000 et de 2 cartes 1 :1 000 000. Sont représentés sur ces cartes les espaces aériens particuliers, les moyens de radionavigation et les terrains, pour ne citer que les plus évidents. On y trouve aussi les altitudes topographiques des lieux, les autoroutes, les routes, les chemins de fers, les fleuves, les frontières, les obstacles artificiels (tours, éoliennes) et les lignes électriques, en particuliers.

Comment naviguer ?

Avec le principal outil de navigation que représente la carte, le pilote utilise diverses techniques pour s’orienter dans le ciel. En effet, la carte est, en quelque sorte, la matière première nécessaire au repérage et à l’orientation dans le ciel. Pour utiliser au mieux cette matière première, le pilote va user de diverses méthodes de navigation.

Suivre les repères au sol, bien identifiables, est la manière la plus simple de naviguer. Sur cette photographie, le Mont-Saint-Michel vue d’en haut.

En aviation légère, le pilote utilise couramment 3 techniques de navigation :

  • le cheminement
  • l’estime (technique du cap et montre)
  • la radionavigation

Le cheminement est très souvent la première méthode de pilotage inculquée à l’élève pilote par l’instructeur car sa mise en œuvre est simple. Elle consiste à suivre les lignes naturelles su sol visibles depuis les airs. Pour cette méthode, le pilote suit des repères caractéristiques facilement visibles et reconnaissables tels que les fleuves, les autoroutes, les côtes ou encore les voies ferrées.
Le principe de l’estime reste aussi simple à mettre en oeuvre : connaissant une position de départ, il s’agit de déterminer le cap à prendre et l’heure d’arrivée pour arrivée atteindre un point donné, le plus souvent un point caractéristique ou un aérodrome. L’heure étant déterminée principalement par rapport à la vitesse de croisière de l’avion. (les connaisseurs parleront de facteur de base). L’estime, ou la technique du cap et montre, est la plus adaptée lorsqu’on souhaite joindre 2 points par la route la plus directe. Il est bien connu que la ligne droite est le chemin le plus cours pour aller d’un point A à un point B.
La radionavigation (ou radionav) est souvent utilisée en corrélation avec la navigation à l’estime. Elle se base sur l’utilisation de balises radioélectriques situées sur le sol dont le signal est transformé en indication de position par des récepteurs installés à bord de l’avion. L’indication de position est donnée ensuite sur un cadran à bord de l’avion. Couramment, en aviation légère, les VOR-DME et les Radiocompas constituent les principales aides radioélectriques d’aide à la navigation.
De plus en plus de nos jours, le GPS constitue aussi un moyen de navigation facile d’utilisation et apprécié des pilotes.

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